​Digitalisation des entreprises : quel est votre niveau de maturité ?

Faustine Rohr-Lacoste par Faustine Rohr-Lacoste | 15 janvier, 2018
L’avènement de la digitalisation et du numérique a conduit à bouleverser le quotidien des travailleurs et des clients au sein des entreprises. Utilisation de nouveaux outils et adoptions de nouvelles stratégies sont au cœur des enjeux.

Depuis le début des années 2000, la transformation digitale et numérique a considérablement bouleversé les modes de travail des travailleurs : outils, rapidité de circulation de l’information et business model ont changé de visage en un temps record.

Le cabinet d’audit et de conseil Ernst&Young (EY) a réalisé une vaste enquête en juin 2016 destinée à évaluer le degré de maturité des entreprises dans le processus de digitalisation de leur fonction Finance, leur état d’avancement ainsi que leur appétence au changement digital. Innovations et disruptions font partie de notre quotidien, et prendre le train de la digitalisation est un enjeu capital pour la pérennité de votre activité. Faisons le point ensemble sur le niveau de digitalisation de votre entreprise.

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La digitalisation selon les entreprises : 

Qu’est-ce qu’une PME digitale ?

Les entreprises ayant pris le train de la digitalisation en marche ont changé du tout au tout. Prenons le cas de l’entreprise de Bruno. Vous savez ce qu’il fait dans son entreprise? Vous n’allez pas en revenir.

Chez Bruno, on cherche surtout à valoriser le capital humain, c’est-à-dire le bonheur des salariés au travail pour encourager leur motivation et leur productivité. La promotion d’une culture d’entreprise et la transparence de l’information sont des enjeux auxquels il apporte une grande importance. En clair, on favorise l’accomplissement de l’initiative individuelle grâce à un management moins vertical, moins autoritaire et qui laisse chaque talent s’exprimer. Cela n’empêche pas Bruno d’assumer pleinement son poste de chef, mais son rôle est de faire travailler ensemble personnel, équipements et sites de manière à créer le plus de valeur ajoutée avec le moins de pertes possible. On appelle cela le lean-management. Il valorise la prise d’initiative, et forme d’autant plus rapidement ses salariés à la prise de responsabilités. Son management aide aussi à accélérer la résolution de nombreux problèmes en améliorant les compétences de chacun.

Mais surtout, toutes ces bonnes paroles doivent se traduire en actes concrets : Bruno a adopté des indicateurs de performance novateurs et précis pour quantifier avec précision l’efficacité de son management et du fonctionnement de son entreprise. Il veille à mettre en place des reporting et des contrôles internes réguliers sur les tâches récurrentes ou non, interroge souvent ses collaborateurs sur leur bonheur au travail et préfère résoudre les problèmes plutôt que de les contourner.

Pour aider ses employés à être plus efficaces, il a également investi dans des outils ID de pilotage des missions, de centralisation, de partage des informations tels que le Cloud, l’Open data et l’ERP. L’automatisation des processus et la dématérialisation comptable sont déjà en place. Les travailleurs sont incités à se former via l’utilisation de ressources numériques telles que des cours en ligne, diffusent les fruits de leur travail grâce à des plateformes collaboratives et disposent d’un espace de travail commun destiné à faire circuler plus rapidement les informations.

En clair, chez Bruno, on met l’humain au centre du processus productif. On contribue à le rendre heureux, car il a compris que cela permettra directement d’améliorer les performances de l’entreprise. Les innovations technologiques servent d’appui pour accompagner les salariés dans leurs tâches, et les aider à progresser plus rapidement dans l’accomplissement de leurs missions.

Pendant ce temps, dans une PME traditionnelle…

Les PME traditionnelles n’ayant pas amorcé le tournant de la digitalisation peuvent encore le faire pour améliorer leurs performances. Elles sont souvent réticentes à engager les démarches nécessaires à cause du coût engendré par ces bouleversements, la crainte du changement, ou la complexité des tâches à réaliser qu’il est difficile à appréhender.

Héritières de la tradition tayloriste du XIXeme siècle, elles pratiquent encore un management autoritaire et vertical, dans lequel les salariés se contentent d’appliquer les directives décidées par les supérieurs hiérarchiques pour chaque sujet. La liberté d’action et d’épanouissement des salariés est donc entravée, ce qui ne favorise pas la cohésion des équipes et le dynamisme de l’entreprise.

Quant au système comptable et administratif, il repose sur des solutions datées, à savoir une superposition de nombreux fichiers Excel complexes et peu lisibles. Les processus n’étant pas automatisés, les salariés consacrent une part importante de leur temps à l’accomplissement de tâches à faible valeur ajoutée et cela revient cher à l’entreprise qui voit ses marges réduites.

L’offre de formation limitée et le cloisonnement des espaces de travail isolent chacun dans un statu quo susceptible de mettre en péril l’existence de l’entreprise à moyen terme. Peu familière du numérique, la peur du changement et l’absence d’anticipation des modes de travail d’avenirs la conduit à se mettre en danger.

Selon le cabinet EY, 20% des entreprises sont considérées comme digitales, 28% sont jugées en transition et 52% fonctionnent de manière traditionnelle. Il est pourtant simple de passer à l’ère du numérique grâce à des solutions innovantes permettant de gagner en productivité et en agilité. 

Par exemple, l’autonomisation du traitement des factures réduit de moitié le temps passé par les collaborateurs pour les traiter ainsi que le coût de revient pour l’entreprise. Elle peut ainsi accroitre considérablement ses marges sans augmenter le prix de vente de ses biens ou services. Des solutions SaaS telles que Spendesk vous permettent de gérer les dépenses de votre entreprise en ayant accès à des moyens de paiements numériques, une dématérialisation des factures et une automatisation des tâches comptables.

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